
Plateformes de trading – comparaison
Règles de trading • 10 min
L’économie comportementale est une discipline qui étudie la manière dont les facteurs psychologiques influencent la prise de décision économique, tant chez les individus que chez les institutions. L’économie comportementale est toujours mise en contraste avec l’économie néoclassique, qui repose sur l’hypothèse selon laquelle les individus agissent toujours de manière rationnelle dans leurs décisions, font les meilleurs choix dans leur propre intérêt et ajustent leurs pensées ainsi que leurs croyances lorsqu’ils sont confrontés à de nouvelles informations.
Les économistes comportementaux estiment toutefois que les individus commettent des erreurs systématiques et sont souvent enclins à prendre des décisions irrationnelles en raison de préférences instables ou de leur environnement. En d’autres termes, l’économie comportementale considère les individus comme des êtres humains dont les émotions, les tendances ou les biais peuvent affecter leurs décisions dans le domaine économique. En acceptant cette réalité, les dimensions psychologiques propres à l’être humain peuvent être intégrées dans différents modèles économiques.
Ouvrez un compte démo pour mettre en pratique ce que vous avez appris, ou un compte réel pour commencer à trader dès aujourd’hui !
La rationalité limitée est l’idée selon laquelle les individus prennent des décisions rationnelles, mais dans les limites de leurs capacités mentales et des informations dont ils disposent. D’autres contraintes peuvent également entrer en jeu, comme le temps disponible pour prendre une décision ou la difficulté du problème à résoudre. Les personnes soumises à une rationalité limitée ne sont pas des « maîtres de la rationalité » ni des décideurs idéaux. Elles sont plutôt considérées comme des satisficers, c’est-à-dire qu’elles recherchent une solution satisfaisante plutôt qu’une solution optimale. Autrement dit, elles prennent une décision suffisamment bonne, sans qu’elle soit nécessairement la meilleure possible.
Les satisficers ne disposent généralement pas de toutes les informations nécessaires pour prendre une décision pleinement rationnelle, ou bien ils ne souhaitent pas consacrer le temps et les efforts requis à la collecte d’informations pertinentes. Cela signifie qu’ils sont susceptibles de prendre des décisions fondées sur la pression sociale, les normes de la société, le comportement collectif ou même l’instinct. Par exemple, une personne peut passer devant une épicerie et décider d’acheter des œufs parce qu’ils sont étiquetés « cage-free ». Cette décision peut satisfaire ses convictions éthiques ou morales, mais la personne peut ne pas prendre le temps de vérifier si le terme « cage-free » correspond à « free-run » ou à « free-range ». Elle peut même ne pas savoir ce que signifient réellement ces termes. Il est toutefois important de souligner que la rationalité limitée n’est pas irrationnelle, car la personne essaie de prendre une décision aussi rationnelle que possible, malgré certaines contraintes. Un autre exemple est celui d’une personne qui importe une voiture dans un pays imposant une limite sur l’année de fabrication. Dans ce cas, la contrainte de temps peut conduire la personne à prendre une décision rapide afin de respecter la date limite fixée.
La théorie des perspectives est une théorie qui cherche à décrire le comportement des individus lorsqu’ils sont confrontés à des choix comportant une probabilité. Elle a été présentée pour la première fois par Daniel Kahneman et Amos Tversky en 1979 et a contribué à l’attribution du prix Nobel d’économie en 2002. Elle découle de la théorie de l’aversion aux pertes. Cette théorie explique que, face à un choix entre perte et gain, les individus accordent généralement davantage de poids aux résultats certains qu’aux résultats simplement probables. Il s’agit là de la dimension de certitude de la théorie.
La théorie des perspectives suggère également que les individus sont, de manière générale, averses aux pertes. Cela signifie qu’ils détestent davantage une perte qu’ils n’apprécient un gain équivalent. Il s’agit de la dimension réflexive de la théorie. Elle montre que les individus perçoivent différemment les risques associés aux gains et aux pertes. Lorsqu’ils évaluent des gains, ils préfèrent généralement de petits gains certains à de grands gains probables.
Par exemple, si l’on présente à une personne le choix entre un gain garanti de 10 % sur un investissement et un gain probable de 40 %, elle aura tendance à choisir l’option sans risque. En revanche, lorsqu’il s’agit de pertes, les individus préfèrent des pertes plus importantes mais probables — car il existe une chance d’éviter la perte — plutôt que de petites pertes certaines. Selon la théorie des perspectives, les individus prennent donc leurs décisions en fonction des éléments de risque et de certitude associés aux options qui leur sont proposées.
Popularisée par Richard Thaler et Cass Sunstein en 2008, la théorie du nudge suggère que le comportement des individus peut être influencé par des suggestions et des renforcements positifs, même sans présenter d’avantage économique ni interdire d’autres alternatives. Cette théorie considère que les êtres humains sont vulnérables aux erreurs systématiques, mais qu’ils peuvent être amenés à modifier leurs comportements de manière à maximiser leur utilité.
Pour que les nudges produisent l’effet recherché, il doit exister un comportement positif à encourager, et ce nouveau comportement doit, au final, être bénéfique pour les personnes concernées. Par exemple, une personne peu sportive peut être encouragée à s’inscrire dans une salle de sport si celle-ci facture à la semaine plutôt qu’au mois, même si le coût total reste identique.
La théorie du nudge a été utilisée par les gouvernements, notamment dans des domaines comme l’adhésion volontaire aux plans de retraite. Elle trouve également des applications dans le secteur de la consommation, où, par exemple, les entreprises peuvent « inciter » les clients à acheter des produits complémentaires (ventes additionnelles), ou encore, dans l’industrie alimentaire, à choisir des alternatives plus saines.
Voici quelques-uns des principaux concepts de l’économie comportementale, ainsi que certains exemples :
Les heuristiques sont des raccourcis mentaux qui guident les individus dans leurs décisions économiques. En général, les personnes veulent prendre une bonne décision, mais elles ne souhaitent pas y consacrer trop de temps ni d’efforts. Les heuristiques peuvent les aider à parvenir à une décision suffisamment satisfaisante, sans qu’elle soit forcément la meilleure. Certains raccourcis mentaux peuvent toutefois limiter leur capacité à prendre des décisions optimales pour leur bien-être ou leur réussite. Parmi les exemples, on trouve la comptabilité mentale, l’ancrage et le comportement grégaire.
Outre les heuristiques, les individus présentent également certains biais cognitifs et sophismes susceptibles de les conduire à des décisions qui peuvent leur être défavorables. Parmi les exemples figurent le biais de récence, le sophisme du joueur et le biais de confirmation.
Découvrez-en davantage sur les biais cognitifs et la manière dont ils peuvent influencer votre activité de trading.
La finance comportementale étudie l’influence de la psychologie sur le comportement des investisseurs et des analystes financiers, ainsi que les conséquences de ces comportements sur les marchés financiers. En tant que sous-discipline de l’économie comportementale, la finance comportementale reconnaît que les investisseurs n’agissent pas toujours de manière rationnelle, et que leurs comportements peuvent entraîner des effets imprévisibles sur les marchés financiers.
La finance comportementale peut servir à expliquer certains phénomènes de marché, tels que les flambées de prix anormales, les bulles boursières ou les fortes hausses de prix. Elle peut également aider à comprendre le comportement des intervenants de marché lors d’événements tels que les publications économiques à fort impact.
Idée reçue n°1 : « Si j’attends suffisamment longtemps, le marché finira par revenir en ma faveur. »
Réalité : Les prix peuvent continuer à évoluer dans le sens opposé pendant de longues périodes. Des ordres stop-loss prédéfinis vous protègent contre des pertes incontrôlées.
Idée reçue n°2 : « Une série de gains signifie que j’ai percé les secrets du marché. »
Réalité : Les succès à court terme relèvent souvent en partie de la chance. L’excès de confiance après quelques gains peut conduire à des positions surdimensionnées et risquées.
Idée reçue n°3 : « Je n’ai besoin de lire que les informations qui confirment mon point de vue. »
Réalité : Rechercher des éléments qui contredisent votre analyse vous aide à prendre des décisions plus équilibrées et plus rationnelles.
Idée reçue n°4 : « Si tout le monde achète, je vais rater quelque chose si je ne fais pas pareil. »
Réalité : Suivre la foule conduit souvent à entrer trop tard sur le marché. La discipline et la planification valent mieux que les réactions émotionnelles.
Avant de placer une transaction, passez en revue cette courte checklist. Elle vous aide à repérer les biais cachés et à garder des décisions rationnelles :
Faites du trading discipliné une habitude — entraînez-vous à suivre ces étapes avec un compte démo AvaTrade et apportez plus de régularité à votre stratégie.
L’économie comportementale peut aider chacun à comprendre comment la psychologie influence la prise de décision. En prenant conscience de leurs vulnérabilités mentales, les individus sont davantage en mesure de devenir de meilleurs décideurs au fil du temps.
Ouvrez un compte démo pour mettre en pratique ce que vous avez appris, ou un compte réel pour commencer à trader dès aujourd’hui !
L’économie comportementale étudie la manière dont la psychologie humaine influence les décisions financières. En trading, elle explique pourquoi les individus agissent parfois de façon irrationnelle sous l’effet du stress ou de l’incertitude.
Comprendre l’économie comportementale aide les traders à reconnaître certains schémas émotionnels et à éviter des erreurs fréquentes, ce qui favorise des résultats plus disciplinés et plus réguliers.
L’économie traditionnelle part du principe que les individus agissent de manière rationnelle. L’économie comportementale montre que les émotions et les biais influencent souvent les décisions, en particulier sur des marchés qui évoluent rapidement.
Oui. En identifiant les situations dans lesquelles des biais peuvent vous influencer — comme la peur, l’avidité ou l’excès de confiance — vous pouvez mettre en place des stratégies pour rester objectif et améliorer votre gestion du risque.